Médecine Traditionnelle Chinoise

 

Comme l’Ayurveda, la Médecine Traditionnelle Chinoise est un système millénaire, intégrale et complet avec une variété de thérapies telles que : l’acupuncture, la diététique, le qi gong, la pharmacopée et le massage Tui Na, ayant pour but d’améliorer la santé émotionnelle, physique et mentale.

 

Ces traitements consistent à maintenir (à titre préventif) ou à rétablir (à titre curatif) l’équilibre de l’organisme en régulant la circulation de l’énergie ou qi, du sang et des liquides organiques par l’intermédiaire des méridiens, grâce auxquels viscères et organes sont mis en relation. L’équilibre physiologique mais aussi émotionnel sont considérés puisque, d’après la MTC, chaque fonction de l’organisme gère une partie de la psyché. Ceci permet de comprendre pourquoi un organisme déficient ou une mauvaise hygiène de vie peut engendrer des perturbations psychiques.

 

La MTC est fondée sur 4 grands principes éthiques

 

  • Ne pas nuire :  il n’y a jamais d’action thérapeutique appliquée « par principe », en l’absence de bénéfice certain pour le patient. Le thérapeute n’est pas en « guerre » contre la maladie et, de ce fait, il n’y a jamais d’effets secondaires nocifs; en aucun cas la victoire sur la maladie ne peut se faire au détriment du malade. Le praticien aide l’organisme à se réguler lui-même, à retrouver un bon équilibre, tout en respectant son rythme de « travail ». 

  • Combattre le mal par son contraire : en cas de symptômes « de chaleur » (qui se manifeste par de la température, des rougeurs, etc.), le soin va consister à « rafraîchir » l’organisme ; et vice-versa pour les maladies dues au froid. De même, en cas d’état de « vide » énergétique, tel que fatigue, baisse de l’immunité,etc., le principe thérapeutique sera de tonifier l’organisme.

  • Mesure et modération : le praticien cherche en permanence à avoir une action en adéquation avec la vitalité de son patient, pour adapter le soin en conséquence, en pondérant l’intensité de la thérapie. En face de la maladie, le praticien n’est pas dans une situation de toute-puissance : il œuvre de son mieux dans un esprit d’humilité dans le service, sans volonté de maîtrise absolue de la souffrance et de la vie , non dans la quête exclusive d’une victoire à tout prix contre la maladie, mais en tant qu’instrument au service de l’être humain .

  • Chaque chose en son temps : le praticien conduit sa thérapie avec constance, mais sans hâte excessive, toujours dans le respect de son patient, centre de ses préoccupations. Le couple soignant / soigné avance au même pas.